Le progrès est sans doute l’une des croyances les plus puissantes de nos sociétés contemporaines. Nous l’associons spontanément à l’idée d’un mieux : plus de confort, plus de maîtrise, plus d’efficacité, plus d’innovation. Dans le monde de l’entreprise, il est devenu presque une évidence. Il faut avancer, accélérer, transformer, optimiser. Pourtant, cette manière de penser le monde est relativement récente dans l’histoire humaine. Et surtout, elle n’a rien d’universel. L’anthropologie nous rappelle que toutes les sociétés n’ont ni les mêmes priorités, ni les mêmes critères pour définir ce qui constitue une amélioration. Alors, que dit réellement notre obsession contemporaine du progrès ? Comment cette idée s’est-elle imposée dans notre manière de travailler, de produire, d’innover ? Et surtout : à partir de quand le « progrès » cesse-t-il de créer du « progrès » ?
